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Bienvenue sur mon blog 18 août, 2016

Posté par Xuan VINCENT dans : Page d'accueil , 4 commentaires

Bonjour,                                                                                                                                                                                                                           Sagittaire

Ce blog vous est réservé. Il rassemble une sélection de mes nouvelles (extraits), écrites depuis 1999, ainsi que deux contes écrits avec d’autres auteurs.
Les textes sont classés par thème et
par ordre chronologique (par défaut en janvier de chaque année, pour une meilleure lisibilité du blog).

 Par ailleurs, vous trouverez dans la rubrique des « Liens » une sélection de sites et de blogs, (nouvelles, contes, poèmes, sites plus généraux sur la littérature…).

Il vous est à présent possible de commander mes nouvelles sur LULU.COM (version papier).

Vos impressions sur ces nouvelles et sur la présentation de ce blog sont les bienvenues.
Bonne lecture !

Tous mes remerciements à mon compagnon pour ses lectures critiques, aux personnes qui m’ont encouragée à poursuivre l’écriture de nouvelles histoires, aux coauteurs des contes « Névea » et « Les trois messagers », ainsi qu’à celles et ceux qui m’ont inspirée.

 Le responsable des sites studyvox m’a amenée à proposer sur ce blog un format de textes accessible aux personnes aveugles . 

Tous mes encouragements enfin à tous ceux qui se sont lancés dans la voie (pas toujours facile) de  l’écriture !

Le chemin de vie 29 avril, 2016

Posté par Xuan VINCENT dans : Merveilleux,Sentimental , ajouter un commentaire

début de la nouvelle :

 

1

 

Elle était arrivée au bout du voyage. Des mois durant, elle avait sillonné les chemins, sur les traces de son père. Partout, le long des voies ferrées, à chaque maisonnette de garde-barrière où il avait grandi, plus tard dans chaque maison où il avait vieilli, elle avait retrouvé des pans de son histoire. Elle l’avait si peu connu… Il reprenait peu à peu vie. Pourtant, une image continuait à la hanter : sur un lit d’hôpital, les derniers mots d’un homme au visage émacié par la maladie, celui de son père mourant, répétés comme s’il voulait lui imprimer ces mots à jamais : « le chemin de vie, le chemin de vie… ». Depuis ce jour, elle n’avait eu de cesse de saisir le sens de ces paroles, le message qu’il avait voulu lui délivrer. N’écoutant que sa peine, elle avait entrepris ce pèlerinage. Tantôt accompagnée de son compagnon, tantôt seule, mais avec la même obstination. Ces derniers temps, ses proches la pressaient , les uns  gentiment, les autres plus fermement, de tourner la page et d’arrêter de vivre dans la mémoire du disparu. Elle continuait toutefois à faire la sourde oreille, elle se devait d’aller jusqu’au terme de sa quête.

 

-         Kastellin, deux minutes d’arrêt, veuillez vérifier en descendant que vous n’avez rien oublié.

 

A ce nom familier prononcé par le conducteur, elle avait sursauté. Pour un peu, elle allait manquer l’arrêt, ce lieu cher à sa mémoire. Là, dans cette petite ville où, enfant, elle avait vécu les plus beaux moments de sa vie avec son père, elle saurait ajouter un pan de taille au puzzle que, patiemment, elle reconstituait.

 

La gare et le quartier environnant n’avaient guère changé, si ce n’est l’ancienne maisonnette de garde-barrière aujourd’hui occupée par un manouche, qui l’avait décorée de peintures vives évoquant la Camargue de sa jeunesse. A pas tranquille, elle se dirigea vers l’hôtel des collines bleues.

 

Son père l’appelait dans le lointain, en répétant sans fin « le chemin de vie, ma fille, le chemin de vie… ». Diane voulait le rejoindre en plein cœur de la nuit, mais plus elle s’évertuait à se rapprocher de lui, plus il prenait une allure fantomatique, se dérobait à elle. Soudain, deux mains vigoureuses lui masquèrent les yeux. Une tout autre scène, celle de la chambre de son enfance baignée de lumière, lui apparut et elle se réveilla en sursaut, le cœur battant. Instinctivement, elle regarda autour d’elle. L’atmosphère était étrange, Diane sentait comme présence, était-ce celle de son père ? Poussant le rideau d’un revers de main, elle vit un ciel pâle sans lune, et en contrebas un épais manteau de brume recouvrait les méandres de la rivière. Ce fut plus fort qu’elle, elle s’habilla prestement, sortit de sa chambre d’hôtel et descendit à pied la colline. Ses pas l’appelaient irrésistiblement vers le cours d’eau.

 

Le pont du centre ville franchi, elle poursuivit vers le chemin de halage. Le brouillard était encore dense, on y voyait à peine à quelques pas devant soi. Aussi avança-t-elle prudemment sur le sentier. Elle était toutefois heureuse de fouler ce chemin maintes fois emprunté, lorsqu’elle était enfant. Plus loin, passée la première écluse, tout près d’elle au niveau d’un îlot rempli de verdure, un feu follet attira son attention. Ce n’était pas la première fois qu’elle le remarquait, mais ce jour-là, la curiosité fut la plus forte. Avisant une barque amarrée à quelques pas, elle détacha le cordage et rama vigoureusement jusqu’à l’îlot.

 

- Bonjour Mademoiselle, que puis-je pour vous ?

(…)

Retour des îles 21 octobre, 2015

Posté par Xuan VINCENT dans : Aventures,Sentimental , ajouter un commentaire

début de la nouvelle :

 

 

1.

 

Le voyage touchait à sa fin.  Le navire quittait la baie d’Ibiza, bientôt elle disparaîtrait comme les autres îles dans le lointain. A perte de vue, une mer d’un bleu uniforme  lisse comme un miroir.

 

- Toujours le calme plat !

- Cela nous change de notre précédente croisière, où le capitaine avait dû dérouter le bateau pour éviter la tempête. Tu te souviens de tous ces gens malades ? Toi-même, tu n’étais pas trop dans ton assiette.

 

A ces paroles, Annie sourit à son compagnon. Cette première croisière, elle s’en souvenait comme si c’était hier. Elle revit ces moments de tourmente  puis, la tempête passée, le charme riant des Canaries. Aujourd’hui, d’autres îles, riches en découvertes mais un voyage en mer monotone, sans histoire.

 

- Après-demain matin, nous serons déjà à Marseille, c’est….

- Poca boca… Poca boca… Poca boca ! cria une voix dans un haut-parleur

- C’est quoi, ce « poca boca ! » ? interrogea Annie

 

Son compagnon, Luc, ne l’écoutait plus. Suivant son regard, elle vit en contrebas, sur le pont 8 de « L’Horizon », une agitation inhabituelle. Des membres de l’équipage, officiers et simples matelots, s’affairaient autour d’une chaloupe. Le bateau avait changé de cap et était à présent arrêté.

 

- Que se passe t’il ? s’alarma Annie. C’est curieux cette annonce, on aurait dit quelque chose comme « Poca boca ! »  Serait-ce un code maritime ?

- Sans doute, opina Luc.  Regardons où ces hommes vont conduire la chaloupe.

(…)

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