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Le jardin du bonheur 11 novembre, 2013

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Sur un banc d’école, une jeune femme fredonnait une chanson : « Le bonheur est dans le pré, cours-y vite… ». Soudain, un homme s’approcha d’elle et l’interrompit :

-         Excusez-moi, Mademoiselle, connaissez-vous le bonheur ?

 

Surprise, la jeune femme se retourna et, déconcertée par l’air sérieux de l’homme qui se tenait derrière la grille, resta silencieuse.

Sans se démonter, l’inconnu réitéra sa demande, en la regardant dans les yeux : « Connaissez-vous le bonheur, Mademoiselle ? »

-         Pourquoi me posez-vous une telle question ? finit par répondre la jeune femme, l’air courroucé.

-         J’aime beaucoup votre chanson mais vous la chantiez d’un air si peu convaincu que je me suis permis de vous interrompre.

La jeune femme, gênée par le regard de l’inconnu, baissa les yeux et répondit par un faible « Ah…»

-         Vous n’êtes pas heureuse, n’est-ce pas ?

La jeune femme regarda autour d’elle, prête à échapper à ce dérangeant interrogatoire. Mais l’homme la fixait toujours du regard et, sans qu’elle comprenne ce qui lui arrivait, elle ne se sentait pas la force de le prier de s’en aller.

-         Je suis de bonne humeur aujourd’hui et votre chanson m’a donné envie de partager avec vous un secret, reprit l’homme.

La jeune femme lui adressa un regard interrogateur. De l’autre côté du grillage, l’homme était toujours là, l’œil rieur. Bientôt, elle allait devoir prendre le train pour rejoindre son studio.

-         N’ayez crainte, Mademoiselle. Franchissez le portail, je serai heureux de faire quelques pas avec vous.

Passant outre sa réserve habituelle, la jeune femme se résolut à passer de l’autre côté et se retrouva sur le trottoir, à côté de l’homme. Il lui proposa de cheminer sur la rue voisine, à cette heure-là remplie de passants pressés. Peu après, arrivés au niveau d’une banale porte, l’homme l’invita à stopper et à s’asseoir sur un banc voisin. C’est là, expliqua-t-il d’un ton mystérieux, que son histoire avait commencé.

(début de la nouvelle)

Vent d’Asie 1 janvier, 2007

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Port-Cros

Janvier 2007
« La journée tirait à sa fin. Au loin, une brume vaporeuse voilait les îles de Port-Cros et du Levant, qui semblaient flotter au-dessus de l’eau. Un vent doux s’était levé, froissant la mer d’ondulations tranquilles. Cheminant sur la plage, je me voyais déjà dans mon jardin, contemplant le rosier que m’avait offert le mois dernier un collègue pour mon anniversaire. Il s’agissait d’un magnifique Adélaïde d’Orléans, aux pétales d’un blanc nacré. Arrivé devant mon domicile, une maison basse de style provençal située en lisière du Lavandou, je fus surpris de découvrir que les volets de la maison mitoyenne, fermés depuis la mort de mon vieux voisin un an auparavant, étaient ouverts. De même, le panneau « à vendre » était remplacé par un panneau « vendu ». Devais-je me préparer à avoir de nouveaux voisins ? » 

(…)

Vacanze romane (version française) 6 janvier, 2006

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train de nuit

NB : Ce texte a d’abord été écrit en italien. Je l’ai ensuite traduit en français, en coupant toutefois certains passages qui auraient pu gêner la compréhension du texte.

décembre 2006

« (…) Je le dévisageais discrètement depuis un moment. Mais lui ne s’était encore rendu compte de rien. Il semblait perdu dans son monde intérieur. A quoi pouvait penser cet homme ? Il paraissait pris par une obsession ou une passion ; peut-être une passion amoureuse ? Son regard était le plus souvent rapide, balayant l’espace ; plus rarement fixe, perdu dans le vague. Son visage fin, aux yeux bleu pâle, encadré de cheveux châtain clair légèrement bouclés, était à lui seul plaisant à regarder. Sa tenue, composée d’une chemise blanche et d’un pantalon flanelle noir, était d’une sobre élégance. Je lui donnais à peu près mon âge. Il était resté ainsi longtemps, avec cette expression si intense que par moments, bien qu’il ne l’adressât à personne, j’avais dû détourner mon regard. Plus tard, ce jeune homme sortit un carnet ainsi qu’un stylo et se mit à écrire, lentement, obstinément, avec la même fièvre dans les yeux. Un long temps s’écoula pendant lequel Il coucha des mots sans s’arrêter, en barrant fréquemment des passages. Finalement, ma curiosité fut la plus forte. Je décidai de rompre le silence »

(…)

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